Relations Internationales et Coopération

Nos progrès

Ces quatre dernières années, l’ULiège a affirmé sa place sur la carte du monde.

Notre université participe systématiquement aux missions d’Etat et à l’organisation de rencontres avec des universités étrangères et réciproquement ; elle accueille des demandes à visiter l’Uliège (ex. Johns Hopkins, MIT Harvard, UQUAM, Laval, U Tokyo…). Ceci nous a permis de renouer, après la Covid, des liens forts avec des partenaires privilégiés. Nous avons mis en place un processus d’optimisation en invitant les chercheurs à déclarer leur manifestation d’intérêt en fonction des missions afin de diversifier les participations aux missions des chercheurs concernés par les sujets traités et de limiter l’impact environnemental des déplacements en avion , en cohérence avec notre politique de voyages responsables (Travel policy). Nous profitons de chaque visite d’état pour organiser une rencontre avec les alumni résidants à l’étranger, rencontres qui trouvent chaque fois un écho très favorable. Nous avons organisé « la semaine internationale » pour aller à la découverte des 141 nationalités qui se côtoient sur nos campus. Nous avons créé un onglet « international » sur le website ULiège pour améliorer la visibilité, centraliser les informations et attirer les étudiant·es et chercheurs étrangers. On peut y suivre notre actualité Internationale ainsi que les activités organisées dans le cadre de notre alliance européenne UNIC (Unic.ULiège.be), élargie aujourd’hui à 10 partenaires.

Des nuages

Aujourd’hui, la dimension internationale de nos activités est soumise, comme nos autres activités, à des coupes budgétaires conséquentes qui toucheront malheureusement les étudiant·es et les chercheurs les plus précaires.

Le gouvernement a décidé de ne plus subsidier les foyers internationaux de Gembloux et d’Arlon. De plus, les subsides pour la coopération internationale non gouvernementale (bourses de mobilités, projets PDR/PFS ou Amorces & Valorisation, …) octroyés à l’ARES seront diminués de 25% pour la prochaine période 2027-2032. L’accès au territoire belge pour les chercheurs hors Europe s’est considérablement durci. Le passage à la nouvelle procédure de permis unique a, de facto, augmenté considérablement le temps de traitement administratif des dossiers.

Le message est paradoxal : à la fois on nous demande d’être plus performant à l’international et en même temps, on réduit notre capacité d’accueil.

Des réponses

Nous pensons, quant à nous, que la dimension « internationale » est essentielle pour l’université. Elle est un vecteur de rayonnement et d’attractivité.

Elle est un levier de développement pour nos activités d’enseignement et de recherche via les coopérations. Elle est également une opportunité de financement en facilitant notre participation à des projets internationaux. Par conséquent, nous continuerons à accorder une importance capitale aux relations internationales et renforcerons la présence et la visibilité internationale de l’ULiège sur 6 axes, prioritairement :

  • Recentrage et Consolidation des relations autour d’un réseau de partenaires privilégiés autour de 4 zones géographiques (l’Europe, l’Afrique centrale et francophone, le Canada et la Nouvelle Angleterre, Le Vietnam et le Cambodge) tout en restant ouverts aux opportunités de coopération que nous offre la situation géopolitique, notamment avec l’Asie du Sud-Est (Japon, Corée, Taïwan), avec l’Inde ou encore le Chili et le Brésil. L’ULiège entretient déjà des relations académiques fortes et durablesavec ces pays. Notre stratégie visera à amplifier ces liens afin d’augmenter la mobilité étudiant.e et académique, d’intensifier les projets de recherche conjoints, de développer des programmes de formation communs et d’accroître notre participation commune aux grands appels internationaux.
  • Renforcement de notre position d’Université transfrontalière : même si Liège n’est pas une capitale européenne, elle est située au cœur d’un carrefour stratégique entre les Pays-Bas, l’Allemagne, le Luxembourg et la France. De ce fait, l’ULiège dispose d’atouts uniques pour jouer un rôle moteur dans les programmes INTERREG ou dans des projets internationaux comme le télescope Einstein. Nous développons une coopération renforcée avec nos partenaires naturels de la région Meuse-Rhin et de la Grande Région (UniGR), qui partagent avec nous des valeurs et des expertises fortes notamment en économie circulaire, humanités numériques, sécurité et technologies de communication, et innovation sociétale et environnementale. Ces collaborations transfrontalières constituent une internationalisation de proximité, ambitieuse mais accessible.
  • Développement et promotion de la mobilité in et out et renforcement de l’internationalisation de l’ULiège. L’objectif européen de 50 % de mobilité pour les étudiant·es et de 90 % de mobilité durant la formation doctorale est ambitieux. Actuellement, nous affichons des taux de mobilité de nos étudiant·es de masters entre 25% et 30% depuis la fin de la crise sanitaire. Pour atteindre les objectifs européens, nous renforcerons notre stratégie de développement des mobilités courtes et hybrides, des écoles d’été et d’hiver et d’accueil des professeurs et chercheurs invités grâce à un soutien institutionnel. Pour renforcer notre mobilité in, nous envisagerons la création d’une Maison Internationale constituant un centre d’animation et de rencontre pour les étudiant·es et chercheurs étrangers. Nous maintiendrons une offre de logement pour l’accueil des étudiant·es, chercheurs étrangers notamment en situation de précarité.
  • Création d’un guichet unique « international » pour les étudiant·es, les chercheurs, les professeurs étrangers, que nous voulons être un véritable service intégré pour accompagner les démarches administratives (visas, séjour, logement, aide sociale, accompagnement linguistique…). Conformément au Mémorendum CRef et VLIR, l’ULiège a multiplié les démarches pour conscientiser les autorités politiques et accélérer la délivrance des visas et du permis unique.
  • Poursuite de l’analyse, au cas par cas, des collaborations académiques internationales à risques par la commission de guidance et de vigilance des relations internationales que nous avons créée afin d’aider les chercheurs à déployer leur activité internationale en maîtrisant les risques. Par ailleurs, en accord avec les recommandations européennes, nous allons structurer nos outils de sécurisation des connaissances afin de protéger nos chercheurs contre les risques de vols, d’utilisation illicites ou malveillantes.
  • Renforcement de l’ULiège Université hospitalière via l’attribution de bourses d’aide et d’un programme d’accueil et de soutien psychologique et pédagogique. En 3 ans le programme Université Hospitalières a permis d’aider plus de 30 étudiant·es, doctorants et chercheurs ukrainiens, iraniens, palestiniens, congolais, camerounais… dont la vie aurait été menacée en cas de retour dans leur pays. L’université participe activement depuis 3 ans au programme Scholar At Risk permettant à des chercheurs en danger de retrouver paix et sécurité au sein de notre institution pendant deux ans et de rebondir pour la suite de leur carrière.

Coopération

La coopération avec certains pays en développement, dits « du Sud », fait profondément partie de l’histoire de l’ULiège.

Elle soutient l’enseignement supérieur et la recherche dans les pays partenaires, tout en offrant à l’ULiège des opportunités de formation, de doctorat, de co-développement et un impact sociétal mesurable. Notre ambition est qu’elle reste un pilier de notre internationalisation.

Pour structurer cette ambition, nous continuerons la stratégie initiée de mutualisation des ressources et mettrons en œuvre quatre actions majeures :

  • Un comité de pilotage stratégique regroupant l’ULiège, le PACODEL et la nouvelle ONG inter-universitaire (Liège/ULB/Umons), UCOOPIA, inaugurée au printemps 2026 avec une interface opérationnelle vers l’ARES et le WBI et d’autres institutions internationales ( Fondations, Banques de développement). Il assurera : la priorisation, la qualité, l’analyse éthique, la gestion des risques, l’évaluation annuelle des projets (stop–go–scale).
  • Une concentration géographique ciblée : nous sélectionnerons 2 à 4 zones prioritaires en Afrique centrale, Asie du Sud-Est et/ou Amérique du Sud, pour envisager la mise en place de plateformes locales d’ancrage, avec co-gouvernance, plans triennaux et indicateurs d’impact. Après avoir consolidé notre plateforme Afrique centrale sur le site de l’Université de Kinshasa, nous allons déployer notre activité plus largement sur l’Afrique francophone. Nous élargirons le concept de plateforme à d’autres zones de concentration telles que le Vietnam afin de faciliter le montage, l’opérationnalisation et la valorisation de nos projets avec nos partenaires locaux. Nous poursuivrons nos activités de recherche dans le cadre de la chaire internationale Mukwege dans le but de mettre sur pied des programmes de coopération pour le suivi des survivant.es de violences sexuelles.
  • Un pipeline de maturation des projets : le PACODEL servira de moteur pour les pré-projets, les missions exploratoires, la préparation de preuves de concept afin d’améliorer le taux de succès des dépôts ARES, WBI et programmes européens, mais aussi élargir l’éventail de nos sources de financement (Banque mondiale, ONU, Fondations, etc.) afin de compenser la réduction des budgets de nos bailleurs historiques
  • Une évaluation-valorisation renforcée avec des indicateurs développementaux, un rapport annuel, des actions concrètes portées notamment par nos plateformes et l’ONG UCOOPIA, et la valorisation des résultats auprès des institutions partenaires.