Frédéric Schoenaers

C’est avec enthousiasme et motivation que j’ai décidé de rejoindre l’équipe constituée par Anne-Sophie Nyssen en vue de soutenir sa candidature en tant que Rectrice de l’Université de Liège.

Avant toute autre chose, la possibilité de soutenir une candidature féminine pour exercer les plus hautes fonctions universitaires me semble être crucial à une époque où les questions d’égalité des chances et de discrimination demeurent largement d’actualité. Élire une femme constituerait un signal fort de notre institution envoyé à la société. Par ailleurs, exerçant la fonction de Doyen de la Faculté des Sciences Sociales depuis 7 années, je me suis rendu compte de l’intérêt que je portais aux dimensions gestionnaires de la vie universitaire. Ces éléments étant posés, envisager de me lancer dans la grande aventure d’une campagne électorale puis, le cas échéant, de prendre une part active à la gestion de notre alma mater, nécessitait de rencontrer trois conditions essentielles : travailler avec un.e candidat.e avec qui je partage les mêmes valeurs humaines et une même vision du fonctionnement de l’Université ; être intégré dans un groupe de collègues expérimenté.e.s et compétent.e.s qui souhaite véritablement travailler en équipe ; prendre en charge des matières institutionnelles pour lesquelles je me sens compétent.  

Étant membres tous deux de facultés à la fois voisines et cousines, je connais Anne-Sophie depuis plus de quinze ans. J’ai appris à la connaître mieux encore depuis sa désignation comme Vice-Rectrice à l’enseignement et au bien-être puisque les occasions de collaborer ensemble sur divers dossiers ou de partager des points de vue sur la gouvernance de l’Université se sont multipliées. Anne-Sophie Nyssen est assurément porteuse des qualités humaines indispensables à l’exercice de la fonction de Rectrice : à l’écoute d’autrui, déterminée, réactive, soucieuse de stimuler l’innovation et la créativité ou encore ardente partisane d’un style de management participatif. La période durant laquelle elle a exercé son premier mandat au sein du collège rectoral fut pour le moins tumultueuse avec l’arrivée de la pandémie. J’ai vu en Anne-Sophie Nyssen une responsable capable de faire face à l’imprévu avec professionnalisme, sang-froid et empathie tant à l’égard des collègues que des étudiant.e.s. Par ailleurs, la vision qu’elle souhaite promouvoir pour le positionnement et l’organisation de l’Université correspond en tous points avec l’idée que je m’en fais également  : renforcement du profil de service public, université inclusive, égalité des chances, qualité des relations humaines, innovation, sobriété numérique, sciences citoyennes, excellence pour toutes et tous sont autant de points qui méritent d’être défendus et mis en avant dans la gouvernance de notre institution. 

Pour ce qui concerne la composition du groupe appelé à travailler avec Anne-Sophie Nyssen, au vu du profil des personnes rassemblées, il va sans dire que cette dernière a réussi à susciter l’enthousiasme par rapport à sa candidature. La composition du groupe allie un ensemble de caractéristiques qui permet d’envisager une atmosphère de travail stimulante, créative et orientée vers la recherche de solutions aux problèmes vécus quotidiennement par l’ensemble des membres de la communauté universitaire (personnel de toutes catégories confondues et étudiant·e·s). Les personnes présentes dans le groupe sont expérimentées et ont toutes développé des compétences pointues par rapport aux domaines qui leurs seraient dévolus. En ce qui me concerne, la perspective de collaborer avec ces Collègues m’enchante particulièrement car il est évident que les échanges seront à la fois riches et judicieux. Enfin, élément clé, l’ensemble des membres du groupe a unanimement déclaré, dès les premières réunions, une réelle volonté de traiter les affaires universitaires et de s’attaquer aux enjeux qui les traversent véritablement en équipe c’est-à-dire en travaillant ensemble dans une posture de dialogue et en favorisant l’intelligence collective.  

Si Anne-Sophie Nyssen est élue, il me reviendra de prendre à bras le corps les matières liées à l’enseignement et à la qualité de vie étudiante. Il s’agit là de deux domaines qui ont attiré mon attention de manière tout à fait centrale depuis le début de ma carrière académique à Liège en 2005. Ayant d’abord été président des jurys de Masters en Gestion des Ressources Humaines et en Sciences du Travail (60 et 120 crédits), j’ai été confronté à la mise en place du décret dit « Bologne » et à la prise en considération d’étudiants aux profils, attentes et besoins hétérogènes (adultes en reprise d’études à horaire décalé, étudiants arrivant à l’Université par le parcours des passerelles, etc.). Prenant mes fonctions de Doyen en 2014, c’est la mise en place du décret « paysage » qui m’attendait ! Aujourd’hui c’est la nouvelle mouture de « Paysage » et la Réforme de la formation initiale des enseignants qu’il faut mettre en œuvre. Entre-temps, j’ai tenté de stimuler et de soutenir au mieux toute initiative qui, au sein de la Faculté des Sciences Sociales (ou en collaboration avec d’autres facultés, autres universités et les Hautes Écoles) se voulait orientée vers l’innovation ou l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Ayant été confronté aux enjeux de l’enseignement et de la vie étudiante depuis de nombreuses années, il me semble que je suis en mesure de gérer ces domaines en y apportant mon expérience et les compétences développées, en collaboration avec la Rectrice et les autres membres de l’équipe rectorale, de manière constructive et au service de toutes et tous. 

Les trois conditions que j’avais fixées en vue de m’impliquer au sein d’une équipe rectorale sont largement remplies et c’est donc bien avec enthousiasme et motivation que je rejoins une candidate de grande valeur et un groupe de grande qualité qui fonctionnera en équipe.