Eric Haubruge

Conseiller auprès de la Rectrice en charge de la Coopération internationale, je suis professeur ordinaire à la Faculté Gembloux Agro-Bio Tech de l’Université de Liège.

Un parcours ancré dans la recherche, l’innovation et l’ouverture internationale

Diplômé ingénieur agronome en 1987, j’ai poursuivi ma formation par une thèse de doctorat en entomologie à l’Institut national de la Recherche agronomique d’Antibes (France), avant de réaliser un séjour postdoctoral en biologie moléculaire à l’Université de Reading (Royaume-Uni), grâce à une bourse d’excellence de l’OTAN.

Docteur en sciences agronomiques et en ingénierie biologique depuis 1995, j’ai été successivement nommé Premier Assistant (2000), puis Chargé de Cours (2003) à la Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux. Depuis 2007, je suis Professeur ordinaire à l’Université de Liège, où j’ai dirigé l’Unité de recherche d’Entomologie fonctionnelle et évolutive jusqu’en 2012. J’ai supervisé quelque 120 mémoires de maîtrise et une quarantaine de thèses de doctorat. Lauréat d’une douzaine de prix et distinctions scientifiques, je suis auteur ou co-auteur de plus de 300 publications scientifiques évaluées par les pairs.

Convaincu du rôle moteur que l’Université doit jouer au sein de la société, je me suis particulièrement investi dans le développement économique et social des bassins de vie où l’Université de Liège est présente. Co-fondateur de plusieurs spin-offs, je siège au Conseil d’Administration de GESVAL, la société de valorisation de l’ULiège, depuis 2014. Actif au sein de plusieurs structures d’accompagnement de startups et de spin-offs, j’ai fondé le premier « living lab » de Wallonie, le « Smart Gastronomy Lab », désormais intégré au Réseau Inno-Techno de Wallonie Entreprendre.

Entre 2009 et 2018, en qualité de Vice-Recteur puis de Premier Vice-Recteur de l’Université de Liège, j’ai été en charge de l’enseignement et du développement régional, en particulier sur les campus de Gembloux et d’Arlon. J’ai présidé le comité de direction de la Faculté Gembloux Agro-Bio Tech et mis en place un plan stratégique axé sur la gestion de l’environnement et la valorisation des bioproduits en lien avec la production de bioressources. En appui de cette stratégie, j’ai porté et concrétisé le projet du Centre de Recherche multidisciplinaire « TERRA », dédié à l’environnement, aux biotechnologies et à l’agriculture. Je possède une vision globale de l’agriculture et de l’alimentation, de leurs opportunités et de leurs défis, tant au niveau wallon qu’international. Depuis 2018, au-delà de mes charges académiques, je poursuis mon engagement institutionnel en assurant, auprès du Recteur puis de la Rectrice, la fonction de Conseiller en charge de l’innovation, du développement régional et des relations internationales.

Une expérience fondatrice : le Tibet et la force de la multidisciplinarité

Pour mieux comprendre ma motivation et mon implication de longue date dans la gouvernance et le développement de l’Université en interaction avec la société, je souhaite partager un moment fondateur de mon parcours : ma participation, en tant qu’expert et collaborateur scientifique, à un projet de recherche médicale de « Médecins Sans Frontières » sur les causes de la maladie endémique de « Kashin-Beck » dans la Région autonome du Tibet. De 1995 à 2003, au fil d’une vingtaine de missions, aux côtés de médecins, d’épidémiologistes, de kinésithérapeutes et d’anthropologues, j’ai mesuré l’importance cruciale de la multidisciplinarité et le rôle-clé des sciences humaines dans la compréhension, le suivi et l’éradication d’une maladie qui frappait principalement les enfants et les familles les plus vulnérables. Sensible aux conditions de vie parfois difficiles que je rencontre dans les pays en transition, mais aussi dans notre région, j’ai toujours eu à cœur d’initier et de porter des projets de développement et d’innovation qui enrichissent la connaissance et, surtout, améliorent les conditions de vie et le bien-être des populations.

La coopération internationale : une priorité stratégique

Depuis le début de ma carrière académique, j’ai accordé une attention soutenue à la coopération internationale et développé de nombreux partenariats à travers le monde. Convaincu que la formation par la recherche constitue un levier structurant et prioritaire pour stimuler l’innovation, j’ai initié deux plateformes doctorales internationales — l’une avec la Chinese Academy of Agricultural Sciences (CAAS), l’autre au Maroc avec les sociétés OCP et Prayon — ainsi que la Plateforme Afrique centrale (PAC) de l’ULiège à Kinshasa (RDC). 

Je participe également, en tant que représentant de l’Université de Liège, aux missions économiques organisées par l’AWEX/WBI afin de tisser des liens avec les entreprises wallonnes et de nouer de nouveaux partenariats académiques et économiques, notamment au Japon, aux États-Unis, au Brésil, en Chine, au Vietnam et au Canada.

En 2024, j’ai accepté la présidence de la Commission de Coopération internationale de l’ARES, instance qui pilote la stratégie de coopération au développement de l’ensemble des établissements de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Un défi à relever, une vision à partager

En cette période d’incertitude où les partenariats d’enseignement et de recherche avec les pays en développement sont remis en question, le défi est considérable. L’Université de Liège est l’institution universitaire la plus active en Fédération Wallonie-Bruxelles dans les domaines de la coopération et de la diplomatie académique. Il est donc primordial de soutenir et de renforcer nos initiatives en créant de nouvelles opportunités de financement et de partenariats, notamment avec la nouvelle ONG inter-universitaire UCOOPIA.

Fort de l’expertise et de l’engagement que j’ai construits au fil de ces années, je souhaite poursuivre cette mission au côté d’Anne-Sophie Nyssen et de son équipe, en me consacrant pleinement à la coopération internationale au service de mes collègues et de l’ensemble de la communauté de l’Université de Liège.