Ces dernières années, nous avons placé la transparence et la participation au cœur de notre mandat. Cela a impliqué une révision profonde du mode d’administration pour une meilleure cohérence avec le modèle de la mission de service publique de l’ULiège.
Nous avons partagé les informations de façon complète et actualisée. Cela a facilité la co-construction des projets et des décisions avec les autorités de l’institution et les autorités de tutelle dans un climat de confiance. Notre CA, la Cure, les conseils divers fonctionnent en confiance et assument pleinement leur responsabilité. De plus, nous avons amplifié la communication des décisions du CA grâce aux News CA disponibles sur notre site web pour favoriser l’implication des membres de la communauté.
En période d’instabilité, une gouvernance transparente et participative devient un véritable outil de résilience. L’instabilité génère de l’incertitude. La transparence agit comme un stabilisateur. Elle permet de clarifier les responsabilités et d’assurer la cohérence des actions au sein de l’organisation. Le modèle participatif permet de puiser dans l’intelligence collective pour répondre aux situations de crises, de désamorcer les oppositions et éviter une prise de pouvoir par une seule personne. Notre objectif est donc de poursuivre nos efforts dans ce sens pour renforcer encore la capacité de l’institution à anticiper, gérer, évoluer et résister, in fine, aux turbulences.
Dans cet esprit, la version 2.0 du Plan Stratégique Institutionnel PSI sera construite en concertation étroite avec l’ensemble des acteurs de l’université — conseils de recherche, étudiant·es, enseignants, membres du personnel ATO, organisations du personnel (ex. ADERE).
Nous mettrons en œuvre les différentes feuilles de route que nous avons établies en matière de durabilité et de mobilité.
En 2022, nous avons institutionnalisé le conseil participatif « Genre et Egalité » rassemblant étudiant·es, chercheurs, académiques et personnel ATO. Il a pour mission de structurer et piloter la politique d’inclusion de l’ULiège pour lutter contre les discriminations, le harcèlement et les violences en proposant des actions concrètes. Nous poursuivrons la mise en œuvre de la feuille de route construite. Pour favoriser la transparence des suivis de plaintes, j’ai souhaité que l’on établisse un rapport des dossiers d’harcèlement et de violence traités entre 2019-2023. Il s’agira d’envisager un financement stable pour soutenir durablement les services dédiés au conseil et mettre en œuvre la feuille de route de politiques d’égalité.
Nous avons élaboré une charte éthique avec la collaboration du conseil éthique participatif institué pour encourager les échanges de points de vue et les débats. La charte définit les grands principes éthiques auxquels l’université adhère (Intégrité, respect de la personne et responsabilité), rappelle la législation et les règlements associés, et explicite les devoirs et obligations qui en découlent pour chacun et chacune. Nous veillerons à sa diffusion au sein de la communauté qui contribuera à l’amélioration de la vie commune.
La liberté académique
La liberté académique, c’est une liberté professionnelle, qui appartient aux universitaires. C’est la liberté d’effectuer des recherches, d’enseigner, de transmettre au grand public le contenu de son savoir, de manière totalement libre. C’est une liberté à la fois individuelle, collective, et institutionnelle, parce qu’elle est garantie par le fonctionnement démocratique des universités.
Ce n’est pas le droit de dire n’importe quoi pour les académiques. C’est, certes, un droit complémentaire à la liberté d’expression, mais accordé sur leur seul domaine de compétence à des scientifiques — enseignants ou chercheurs — donc des personnes dont l’expertise est attestée par des diplômes, et dont le travail et l’expression sont évalués par les pairs et cadrés par les protocoles universitaires.
Un peu comme la liberté de la presse ou de plaidoirie pour les avocats, c’est une liberté exercée par quelques-uns, mais pour le bien de tous, parce que cette liberté de chercher et de transmettre est une condition fondamentale de l’excellence de la production scientifique, et un pilier de toute société démocratique.
Or, à la différence d’autres libertés semblables, la liberté académique n’est pas solidement ancrée dans le droit. Dans un temps de menace, il devient nécessaire de rendre cet ancrage plus solide.
Références : Travaux d’Edouard Delruelle (ULG) et rapport « Défendre et promouvoir la liberté académique » dirigé par Stéphanie Balme, directrice du SERI.
Nous défendrons la liberté académique et de recherche et nous participons aux démarches de son inscription dans la constitution.
En matière de ressources humaines, nous poursuivrons l’harmonisation des parcours professionnels et l’amélioration de la lisibilité des carrières et des principes de promotion.
Afin d’ajuster au mieux les compétences des personnels aux nouveaux besoins, nous élargirons l’offre de formation.
La simplification administrative restera une priorité, notamment par l’intégration pertinente de l’intelligence artificielle. A l’instar, du traitement du dossier « agence de voyage », nous serons attentifs à simplifier les procédures: Pour chaque procédure établie, nous tendrons à expliciter l’objectif de haut niveau, une façon acceptable d’implémentation pratique et l’explicitation de l’origine et l’explication des justifications de la règle.
Pour nous, le bien-être et la sécurité du personnel restent d’autant plus une priorité dans le contexte actuel de menaces sur les acquis et d’incertitude. Nous poursuivrons les politiques structurelles de soutien dédiés aux étudiant·es et aux personnels (renforcement à l’accès aux soins, plateforme de soutien psychologique, accessibilité aux services sociaux, aménagement des campus durables). Nous mettrons en œuvre le suivi de l’enquête bien-être réalisée en 2025 pour améliorer les conditions de travail. Celle-ci sera reconduite tous les 3 ans afin de constituer un véritable outil pour l’ULiège de prévention des risques psychosociaux et de surveillance de la santé au travail.
Informatique ULiège
En 2024, nous avons diligenté un audit externe de notre informatique dans ses dimensions stratégiques, techniques, organisationnelles et sécuritaires.
Un Plan de suivi a été élaboré sur la base des constats et recommandations du rapport d’audit.
Nous assurerons la mise en œuvre de ce plan de suivi tout particulièrement de la refonte de l’organigramme et des modes de gouvernance. Nous en attendons une amélioration du système informatique de l’université notamment grâce à une priorisation des objectifs qui lui sont donnés, en cohérence avec la posture numérique responsable implémentée en profondeur sur le présent mandat et poursuivie selon le plan d’actions.
