La culture, affirmions-nous en 2022, constitue une composante essentielle de l’université publique, non un simple complément. Elle est pensée comme un levier de sens, un espace de rencontres entre savoirs, création et société.
Des évolutions significatives ont été mises en place depuis 4 ans : en renforçant son personnel, le Pôle muséal et culturel a structuré et consolidé la trentaine d’acteurs issus des musées, des collections universitaires et de la médiation des savoirs. Plusieurs projets réunissant chercheurs, artistes, médiateurs et partenaires ont émergé :
- PINC – un projet de Plateforme INstitutionnelle de médiation des Collections numériques et numérisées a été réalisé. Ceci nous permettra de faire connaître nos collections à l’intérieur et à l’extérieur des campus par des moyens d’accès 3D numérisés extrêmement conviviaux pour tous les publics.
- En ce qui concerne l’aspect immobilier, un projet certes très ambitieux de construction d’un bâtiment muséal dédié mais dont le coût était estimé entre 40 et 60M€, avec un budget de fonctionnement annuel démesuré, a été remplacé par un projet de rénovation au moins 10 fois moins cher de reconditionnement des étages de l’Institut de zoologie / Aquarium qui est déjà le lieu d’exposition le plus visité à Liège.
- Nous avons mis en œuvre une approche coordonnée de gestion des collections universitaires : Common Collections.
Les campus jouent un rôle dans la visibilité et la reconnaissance des collections universitaires notamment grâce au Musée du Plein Air présent sur les Campus de Liège et de Gembloux. Nous amplifierons ce mouvement et l’étendrons sur tous les campus de ULiège.
Dans le même esprit, chaque année, nous avons choisi une thématique de symbiose entre art et sciences incarnée par 3 mots et guidant l’inclusion d’un ou une artiste ou personnalité engagée dans la délivrance des DHC. En 2023, Zanele Muholi : Art, Science & Démocratie , en 2024 Mahouba Seraj (Sciences, libertés, démocraties) et en 2025 : Thomas Ostermeier (Esprit critique, Audace, Résistance).
Des partenariats ont été établis avec des opérateurs culturels locaux : Théâtre, Orchestre philarmonique, Opéra, Alliance Française… qui ont conduit à l’organisation d’évènements forts rassemblant des publics variés en ce compris nos étudiant·es comme par exemple la rencontre avec Fatou Dioume au Théâtre de la Place ou l’interprétation par le chœur universitaire des saisons d’Haydn à la salle philarmonique.
Le Pôle a ainsi démontré sa pertinence, sa capacité d’animation et son rôle structurant dans le paysage culturel et scientifique de notre université et de notre région. Nous poursuivrons la dynamique pour développer la synergie entre les arts et les sciences et approfondir notre déchiffrage du monde.
Cette réussite appelle maintenant un changement d’échelle pour :
- Améliorer encore la lisibilité institutionnelle de l’action culturelle,
- Assurer une coordination renforcée face à la multiplication des initiatives
- Consolider les ressources humaines et organisationnelles,
- Inscrire l’action culturelle dans une perspective durable, pérenne et structurée.
L’objectif est de doter cette dynamique d’un cadre stable, clair et cohérent. L’évolution envisagée consiste à transformer l’actuel Pôle en une structure élargie intégrant : Culture, Arts, Patrimoine, Sciences & Société. Cette structure viserait à rassembler les forces actives dans le rayonnement culturel et scientifique de l’Université, dépasser le périmètre strictement muséal pour intégrer les dimensions du patrimoine, de la médiation culturelle et des sciences participatives.
Il sera nécessaire d’identifier des financements complémentaires notamment européens et privés, afin de soutenir cette dynamique.
