Mobilité

Analyse

En mars 2020, le CA adoptait le plan de mobilité qui énonçait trois objectifs principaux :

  1. Lutter contre l’autosolisme, favoriser la fluidité du trafic sur le campus, adapter l’offre de stationnement,.
  2. Réduire l’impact de la voiture individuelle sur l’environnement et les espaces publics, adapter l’espace public en vue de faciliter le recours à des véhicules moins polluants.
  3. Favoriser le report modal vers les transports en commun et la mobilité douce (vélo, marche).

Après le répit associé à la pandémie, force est de constater qu’en 2022 les problèmes de mobilité se réimposent à la communauté et de façon encore plus sévère, du fait des retards des chantiers et d’une mise en œuvre décalée des politiques régionales en matière de renfort de l’offre de services des bus du TEC (lignes à haut niveau de service 48 et 148).

  • Les chantiers autour du CHU ont pour objectif d’adapter l’offre de parking à la demande toujours croissante de la patientèle et du personnel du CHU avec un risque non négligeable de saturation déjà à court terme.
  • Le déploiement d’applications de covoiturage telle qu’Ugo permet de lutter contre l’autosolisme mais celles-ci ne drainent qu’un public restreint.
  • Le nombre de personnes circulant à vélo ne cesse d’augmenter. Une surveillance du trafic et des dangers éventuels sur les tronçons préconisés est indispensable pour informer les usager·ère·s, entretenir et améliorer les parcours. Les équipements nécessaires tels que les douches et les abris sécurisés pour vélos restent inaccessibles dans certains endroits fortement fréquentés.
  • Enfin, l’offre de bus mis à disposition par le TEC sur les trajets Liège – Sart-Tilman – Liège ne parvient pas à résorber l’afflux d’étudiant·e·s aux heures de pointe.

Vision et Objectifs

Nos campus sont emblématiques et constituent une vitrine pour notre Université qui doit traduire notre vision. Ce sont très naturellement des sites d’expérimentation et d’innovation dans des domaines dont la variété va de pair avec leur diversité, allant du rural, du domaine boisé jusqu’au péri-urbain et à l’urbain à une métropole. Chaque campus doit être développé dans une optique adaptée à sa situation et à sa configuration. À moyen et à long terme, ils devront être organisés pour réduire au maximum les problèmes de mobilité ; ils seront exemplaires au niveau énergétique et, offriront des lieux de vie et de travail conviviaux.

Pour la prochaine mandature, il nous parait important d’accélérer le processus de mise en œuvre du plan mobilité et d’adopter une approche participative indispensable à l’évolution des comportements vers une mobilité responsable en mettant en œuvre rapidement des actions concrètes. La communauté européenne a défini l’objectif de 55% de réduction des émissions de CO2 en 2030 avant d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Notre objectif est de s’inscrire dans cette ligne.

Notre priorité sera de renforcer les possibilités de report modal vers les transports en commun – qui constitue la part principale de la solution pour le campus du Sart-Tilman – et la mobilité douce (et qui se justifie encore davantage par la flambée des coûts des carburants). Cela passera nécessairement par un renforcement de l’offre et de la qualité des services. La problématique des parkings devra être analysée en vue de stopper l’expansion du parking sauvage d’une part et d’offrir des solutions qui contribuent à aussi à préserver l’environnement d’autre part.

Actions envisagées

  • Le partenariat entre l’Université et les acteurs régionaux (ville, région, TEC, …) doit être reconstruit et renforcé en vue d’une meilleure adaptation de l’offre de transport en commun à la demande. Ce renforcement est envisageable grâce aux relations déjà initiées entre les membres de l’équipe et les acteurs régionaux. L’analyse des flux déjà réalisée devra être mise à jour pour tenir compte des évolutions de contexte de travail (travail à distance, usage du distanciel dans l’enseignement, responsabilité). Nous proposons de partager cette analyse avec le TEC pour envisager en concertation les solutions de renforcement de l’offre, essentielles à court et moyen terme. Étude des horaires pour les déplacements.
  • Les infrastructures vélo à savoir les pistes cyclables, les abris sécurisés mais aussi l’accessibilité aux douches feront l’objet d’améliorations dès le début de l’année prochaine. La sécurité fera l’objet d’une surveillance régulière pour tenir compte de l’évolution de la situation contextuelle. Des progrès rapides devront être envisagés, notamment pour le haut de la belle jardinière et dans l’axe Amphi Europe – CHU.
  • La communication sur la mobilité fera l’objet d’améliorations en vue d’informer les usager·ère·s des nouveautés et du planning.
  • Nous souhaitons remettre à l’étude le projet de navettes électriques desservant le campus et envisager l’installation de bornes électriques pour les véhicules privés.
  • Enfin, l’Université se doit d’aller au-delà de ces actions à court et moyen termes en jouant un rôle d’exemple et de pionier en termes de mobilité durable en mobilisant la force de sa recherche et de créativité en partenariat avec les acteurs locaux et internationaux. Dans cette perspective, nous proposons l’initiative stratégique d’un ULiège Mobility Lab qui aura pour mission de fédérer les étudiant·e·s et les chercheur.se·s autour de cette thématique de recherche et d’innovation, de soutenir les projets interdisciplinaires qui proposent des solutions nouvelles respectueuses de l’environnement.