Philippe Hubert

Le fonctionnement de notre Institution m’a toujours intéressé. Je me suis investi dans diverses fonctions : Secrétaire du Conseil des études, Président de Département, Secrétaire académique et Vice-doyen à l’enseignement, membre des Conseils Sectoriel et Universitaire à l’Enseignement et à la formation et Conseiller de deux Recteurs en matière de qualité. Tous ces acquis tant à l’échelle facultaire qu’au niveau institutionnel me motivent à continuer et m’incitent à mettre mon expérience à la disposition de mon Université en me joignant à l’équipe d’Anne Sophie Nyssen, cette fois comme candidate rectrice.

Sous la houlette de Freddy Coignoul, l’Université de Liège s’est dotée d’un Service de Management et d’Accompagnement à la Qualité (SMAQ) qui avait et qui a plus que jamais pour mission de promouvoir, coordonner et diffuser au sein de l’Institution une culture de la qualité. Dans la continuité de mon prédécesseur, j’ai pu faire de sorte, avec une équipe enthousiaste et professionnelle, que le SMAQ devienne la cheville ouvrière de l’évaluation des filières d’enseignement mais aussi des structures de recherche et des administrations. Le SMAQ s’est ensuite rapproché du Réseau de Qualité des Laboratoires (RQLab). Cette évolution dont, un des principes fondateurs repose sur la mutualisation de l’information et des moyens pour tout service universitaire engagé ou souhaitant s’engager dans un processus de gestion par la qualité, s’est réalisé avec l’aide de femmes et d’hommes qui partagent les mêmes fondements et la même volonté institutionnelle. 

En 2018, après avoir accompagné, pendant plusieurs années, des évaluations de programme de l’institution par l’Agence pour l’Evaluation de la Qualité de l’Enseignement Supérieur (AEQES), c’est assez naturellement que l’ULiège a souhaité prendre part à la procédure pilote d’évaluation institutionnelle lancée par l’AEQES. Cet exercice a non seulement été riche mais nous a permis de mener pour la première fois une réflexion transversale autour des processus et outils institutionnels participant à l’amélioration continue de la qualité des enseignements et des programmes. Cette dernière fonction, de la gestion à l’implémentation au niveau institutionnel de la qualité et de l’évaluation, m’a permis d’observer mais aussi de mieux appréhender les processus de décision et de gestion de notre Université. J’ai aussi pu découvrir les bonnes pratiques et la richesse que l’on peut trouver en collaborant avec les différents acteurs de l’enseignement et de la formation tout au long de la vie qui ne m’étaient pas nécessairement familiers. J’ai pris un grand plaisir à ce partage et je suis pleinement conscient qu’il a élargi mon regard.

Dès le début de son mandat de Vice-rectrice à l’enseignement et au bien-être, Anne-Sophie Nyssen prônait déjà un enseignement universitaire qui ne se contentait plus de transmettre des savoirs mais se devait de créer des environnements d’apprentissage et de travail permettant aux étudiants d’acquérir les compétences humaines et sociales indispensables à leur évolution dans une société en mutation. Evidemment, elle ne pouvait pas se douter des bouleversements engendrés par la pandémie même si celle-ci a servi de révélateur à plus d’un titre, mettant notamment en exergue nos faiblesses tant au niveau organisationnel que relationnel.  Cette période a aussi permis de se poser les questions de changement de paradigme quant à comment enseigner et dans quel environnement optimal pour l’enseignant et pour l’étudiant au centre de ses apprentissages ? Dans la concertation et l’échange, en regard de ses missions, Anne-Sophie Nyssen a su, malgré le contexte pandémique, œuvrer en équipe, dans les instances de décision et de concertation, avec les administrations support, à de nouvelles stratégies d’apprentissage auxquelles j’ai pu participer en tant que Vice-doyen à l’enseignement. 

Enfin, dans le cadre de la phase pilote de l’AEQES, elle a soutenu avec Pierre Wolper la possibilité pour notre Institution de mener elle-même ses évaluations de programmes. L’ULiège a été la première Institution et reste, à ce jour, la seule institution de la Fédération Wallonie Bruxelles ayant obtenu cette reconnaissance sans condition. Animé du même enthousiasme, j’aimerai, avec l’équipe du SMAQ et sous sa gouvernance, parachever ce chantier pour faire évoluer les procédures d’évaluation en les rendant plus flexibles, plus créatives, plus transversales, plus efficientes et dès lors moins coûteuses en ressources humaines.

Mon engagement à faire partie de l’équipe d’Anne-Sophie tient dans le fait que pendant ces trois dernières années, j’ai pu mesurer son investissement et appréhender sa détermination à mener les dossiers dont elle avait la charge. J’ai tout particulièrement apprécié son humanisme et son souci de l’autre. Ces valeurs, qui lui sont intrinsèques, sont ses repères, lesquelles valeurs prônent une Institution publique, humaine, créative, respectueuse, éthique et responsable. L’équipe qui entoure Anne-Sophie est pleinement consciente de ces défis et des nouveaux enjeux qui attendent notre Université. En équipe, nous avons construit un programme ambitieux mais et surtout respectueux des individus et des projets qu’ils portent. Dans cette nouvelle équipe, je serai en charge de la Politique Qualité. Je travaillerai, comme actuellement, en étroite collaboration avec le candidat Vice-recteur à l’enseignement, Frédéric Schoenaers, dans une convergence, de nos points de vue et de nos spécificités, enrichissante et complémentaire. Je me sens à l’aise avec les valeurs et les objectifs qui animent notre équipe et je serai fier de pouvoir y contribuer.